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agenda

Journée - sam 9 mars

Journée de lutte pour le droit des femmes

> SAINT-JULIA • 16 h.

en partenariat avec l'association ST JULIA en TRANSITION, nous organisons un 1er évènement autour de la journée internationale des droits des femmes, le samedi 9 mars à St Julia.
Au programme :
Exposition : Le Sexisme on ne sait pas quand ça commence mais on sait comment ça se termine."
16h : Spectacle "Et si on rejouait l'histoire ?" Compagnie Les folies Passagères (théâtre forum interactif/jeune public)
19h : Café Débat : Femmes et entreprenariat. Avec Les Fantastiques Co-working

Crêpes, Barbe à papa et Boissons toute la journée
Repas du soir : Rougail Saucisse

 

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les jardiniers
ciné-club - dim 10 mars

La jeune fille et l'oiseau de Otto Bell • proposé par les Zallucinés

> REVEL • Ciné-Get • 20h30

 dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes en partenariat avec Amnesty International:


1/ le court metrage The Soloists de Mehrnaz Abdollahinia, Razahk Issaka, Céleste Jamneck
07’57 ; film d’animation anglais, 2021

Une mise en scène éblouissante, pour un appel à la tolérance.

Dans un petit village régi par des lois ridicules, trois sœurs chanteuses et leur chien répètent pour le festival annuel d’automne. Mais un événement inattendu va bouleverser leurs plans.

Mehrnaz Abdollahinia, Razahk Issaka, Celeste Jamneck, Yi Liu et Feben Elias Woldehawariat sont les cinq cinéastes en herbe aux manettes de ce court métrage d’animation tout droit sorti des Gobelins, l’école de l’image parisienne, en 2021. Réalisé en 3D par ordinateur, il travaille avec précision les volumes, les éclairages, les couleurs, pour raconter la résistance à l’obscurantisme.

Film engagé, le récit s’ouvre sur une déclinaison des nombreuses interdictions dont les femmes sont victimes dans le monde. Ils se termine sur une citation : “Le seul moyen d’affronter un monde sans liberté est de devenir si absolument libre qu’on fasse de sa propre existence un acte de révolte.” Elle est extraite de L’homme révolté d’Albert Camus.

Au moment où les femmes iraniennes se lèvent, cheveux au vent, ce film résonne fort. Les trois héroïnes chanteuses affrontent le monde et le patriarcat insensé, en osant pousser leur voix, faire du vélo ou posséder un chien. Elles finissent par faire de la triplette en enlevant une couche de vêtements au fur et à mesure de l’avancée et au fil des décors changeants. Liberté toute !


2/LE FILM : LA JEUNE FILLE ET SON AIGLE de Otto Bell Documentaire; Royaume Uni, 2016, 1h 27 mn

Immense, rare, unique !
La Mongolie dans toute sa vertigineuse immensité. Tout y est hors norme. Les paysages, la rudesse du quotidien, la morsure du froid. Il y a aussi Aisholpan, une gamine de 13 ans au caractère bien trempé. Hors norme dans son propre pays où le dressage des aigles est une tradition perpétrée par les hommes depuis la nuit des temps. A force de persévérance, et soutenue par son père, elle parviendra à faire voler son oiseau au-dessus des préjugés.
Image en ligne
Immensément salué à sa sortie en salle, ce documentaire réalisé à la force du poignet par un jeune réalisateur dont c’était le premier long métrage, était promis à un bel avenir. Sélectionné pour l’Oscar du meilleur documentaire, nommé aux BAFTA (l’équivalent britannique des Oscars ou des Césars), il caracolait en tête des pronostics. Et puis la polémique. Trop ‘scénarisé’, a-t-on dit. Ce que sont aujourd’hui beaucoup de documentaires. La première prise n’est pas forcément la bonne, il faut revenir, recadrer, attendre une nouvelle opportunité, notamment lorsque le thermomètre tutoie les – 40°C et que la caméra bloque.
Image en ligne

On dit aussi qu’il y avait eu d’autres dresseuses d’aigles auparavant, que ce n’était donc pas une ‘première’. Possible. N’empêche, et n’en déplaise aux détracteurs, Aisholpan est bien la première fille à avoir participé au fameux festival des Aigles royaux, à Ölgii, et de surcroît à l’avoir remporté ! Et c’est elle que Otto Bell a voulu filmer, et nous montrer.

Alors ne boudons pas notre plaisir et prenons notre envol !

En attendant, le réalisateur a d’abord pris la route dans une camionnette pourrie, avec une toute petite équipe et un tout petit budget. Déjà une aventure en soi. Une aventure qui avait commencé au détour d’un visuel postée sur Face Book par le photographe Asher Sidensky. « Nom de nom » s’était écrié Bell en découvrant l’incroyable histoire de la petite Aisholpan.

Dans son costume de chasse traditionnel, un aigle sautant sur sa main tendue, Aisholpan ressemblait à une héroïne sortie des studios Disney ou Pixar. Pourtant, ce n’était pas un avatar de Power Girl, mais une vraie gamine qui crevait l’écran de son ordinateur. « Il faut en faire un film ! ».

Pas si simple. Non seulement il doit se rendre dans ce coin perdu des montagnes de l’Altaï, encore faut-il le faire à la bonne période, vu que pour dresser un aigle, il faut d’abord l’avoir capturé tout jeune dans son nid à flanc de précipice. Et ce dans les règles de l’art, sans effrayer ni la mère ni l’aiglon. Il n’y a qu’une petite fenêtre une fois par an.
Bell arrive au bon moment. Et il commence à tourner. Le dressage demandant plusieurs mois d’approche, d’entraînement à cheval, il reviendra plusieurs fois, de mieux en mieux équipé, notamment d’un drone sans lequel certaines prises n’auraient pas été possibles. Il engrangera ainsi des images uniques, certes, parfois cruelles comme celles de la traditionnelle chasse au renard. Le résultat : un joli conte féministe !

leszallucines.free.fr/

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les jardiniers
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